vendredi 1 juin 2007

La fameuse caution personnelle

Eh oui ! En matière de financement professionnel, la caution personnelle de l'entrepreneur est (quasiment) incontournable. C'est souvent un sujet sensible pour nos clients, pour qui elle est parfois incompréhensible, voire révoltante !!

Par exemple, nous avons remporté un dossier la semaine dernière uniquement grâce à la caution personnelle. Le taux d'intérêt et l'assurance du prêt qui va être mis en place est certes légèrement plus important que celui proposé par la banque de notre client, mais la caution personnelle demandée est plus faible.

Soyons clair : si vous vous lancez dans la création d'une entreprise en faisant à cette occasion appel à une banque, vous êtes forcément convaincu de la viabilité de votre projet. Pourquoi dans ce cas rechigner à donner votre caution ?

Pour faire comprendre le point de vue de notre ami banquier aux clients, j'aime bien rappeler cette idée, entendue plusieurs fois en rendez-vous : "en tant qu'entrepreneur, vous allez vivre grâce aux salaires générés par votre société, et aurez possibilité de prendre des dividendes : ce sont beaucoup de gains pour votre mise de départ (en général 30% de l'investissement). Moi, banquier, je me rémunère sur les intérêts et les frais de tenue de compte : les gains sont minimes en comparaison avec la perte potentielle."

On peut être d'accord ou non avec ce point de vue... Chaque dossier, chaque client est différent.

Premier exemple : le mois dernier, nous avons remporté un dossier avec une caution personnelle solidaire des 4 associés, sur 200.000 euros. Ils sont intimement convaincus du succès de leur entreprise et voulaient les meilleures conditions financières. Les banques qu'ils avaient sollicitées par eux-mêmes exigeaient une caution mutuelle (type SOFARIS), coûteuse. C'est en évitant ce surcoût que nous avons pu satisfaire nos clients.

A l'inverse, nous travaillons aujourd'hui sur un dossier pour lequel le client exige une caution mutuelle prenant à sa charge 50% du risque, et veut absolument éviter la caution de sa femme, non actionnaire de la société mais qui sera manager de la boutique (vente de vêtements). C'est en répondant à ces demandes que nous pourrons remporter le dossier.

Ceci dit, faire appel à une caution mutuelle n'est pas toujours un choix du client, loin de là ! C'est de plus en plus souvent les banques qui l'exigent.

Bref, nous parlerons une autre fois de ces cautions mutuelles (SIAGI, SOFARIS, mais aussi SOCAMA aux Banques Populaires, etc, etc...) et de leurs subtilités.

Retournons à nos dossiers, l'essentiel est tout de même d'obtenir l'accord de la banque, même "sous réserve de".